Examen blanc gratuit du permis côtier
Vous préparez le code du permis bateau, option côtière ? Le meilleur moyen de savoir où vous en êtes est de passer un examen blanc dans les mêmes conditions que le jour J : 40 questions d'affilée, sans aide, et la correction seulement à la fin. Notre examen blanc est gratuit et sans inscription : ni compte, ni adresse e-mail. Cette page explique comment se déroule la vraie épreuve, ce que contient notre examen blanc et comment en tirer le meilleur parti.
Comment se déroule la vraie épreuve
L'épreuve théorique de l'option côtière est un questionnaire à choix multiple. L'arrêté du 28 septembre 2007, qui fixe les règles du permis, en donne le format : « L'épreuve théorique comporte quarante questions ; cinq erreurs sont admises. » Il faut donc au moins 35 bonnes réponses pour réussir.
Le ministère chargé de la mer précise que l'examen se déroule sur tablette numérique, et que quatre organismes ont été retenus par un marché public pour l'organiser. Le candidat s'inscrit auprès de l'organisme de son choix et lui règle des frais d'inscription de 30 euros.
Une réussite ne se perd pas tout de suite : selon le même arrêté, le candidat en conserve le bénéfice pendant dix-huit mois, le temps de terminer sa formation pratique. Car le code ne suffit pas : l'option côtière demande aussi une formation pratique validée par un établissement de formation agréé et, pour une première option, au moins cinq heures de formation théorique en salle.
Ce que contient notre examen blanc gratuit
Notre examen blanc reprend le format officiel :
- 40 questions, tirées parmi les 60 questions gratuites de l'appli ;
- 5 fautes autorisées, comme à l'examen ;
- un chronomètre de 30 minutes : c'est une durée choisie par l'appli, car l'arrêté ne fixe pas de durée ;
- aucune explication pendant l'examen, la correction complète à la fin ;
- pour chaque question, une explication et la source officielle de la règle (arrêté, règlement international, texte du ministère).
Les questions sont réparties entre les thèmes du programme : balisage, règles de barre et de route, feux et marques des navires, signaux, sécurité et matériel, réglementation, VHF et secours, météo et marée, environnement. Toutes ont été rédigées à partir des textes officiels, puis vérifiées une à une contre la source.
Soyons honnêtes sur une limite : avec 60 questions gratuites, un deuxième examen blanc reprend une bonne partie des questions du premier. Le premier est donc le plus utile pour mesurer votre niveau.
Ce que couvre le programme officiel
L'article 1.2 de l'arrêté du 28 septembre 2007 fixe le programme de l'épreuve. Il commence par « le balisage des côtes, le balisage des plages et les pictogrammes », puis cite notamment « les règles de barre et de route », « les feux et marques des navires », les signaux sonores et de détresse, le matériel d'armement et de sécurité, la VHF, la météorologie (« l'échelle anémométrique Beaufort et l'état de la mer »), la marée et la protection de l'environnement.
Quelques points de ce programme ne sont pas traités par l'appli, faute d'un texte national que nous puissions citer : les écluses, les catégories de conception des bateaux marqués CE, les pictogrammes de plage, les signaux météorologiques et portuaires, les zones de conchyliculture, l'aspect du pavillon des plongeurs et les règles locales des zones de baignade. Révisez-les avec votre bateau-école.
Comment utiliser l'examen blanc
- Passez-le d'une traite, au calme, comme le jour J : ne revenez pas sur une réponse pour vérifier dans un livre.
- Lisez chaque énoncé jusqu'au bout : un mot comme « de nuit », « par visibilité réduite » ou « vu de l'arrière » change la bonne réponse.
- À la fin, lisez toutes les explications, y compris celles des questions réussies par hasard.
- Notez vos thèmes faibles et entraînez-vous dessus, thème par thème, avant de repasser un examen.
- Visez une marge : réussir avec 35 bonnes réponses tout juste, c'est réussir de justesse.
Pour approfondir un thème, consultez nos pages sur les marques cardinales, les feux des navires et le nombre de fautes admises.
Sources
- Arrêté du 28 septembre 2007 relatif au permis de conduire des bateaux de plaisance à moteur, version en vigueur au 29 octobre 2026, art. 1.1, 1.2 et 1.3 : https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000428843/2026-10-29/
- Ministère chargé de la mer, « Le permis plaisance », mise à jour du 17 avril 2026 : https://www.mer.gouv.fr/le-permis-plaisance-permis-de-conduire-les-bateaux-de-plaisance-moteur
Testez-vous : 3 questions de l'appli
Question 1. Que signale cette marque ?
- Le côté bâbord d'un chenal
- Un danger isolé entouré d'eaux saines
- Une zone réservée à la plaisance
- Le milieu d'un chenal, avec des eaux saines tout autour
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Réponse : B : Un danger isolé entouré d'eaux saines
Noire à bande rouge, deux sphères noires : marque de danger isolé, posée sur le danger ou au droit de celui-ci. Les eaux saines tout autour sont signalées par une marque à bandes verticales rouges et blanches.
Source : Arrêté du 30 novembre 2017 portant définition du système de balisage maritime et de son référentiel nautique et technique, annexe I, § 4.1 et 4.2 — https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000036128953 ; citation : § 4.1 : « Une marque de danger isolé est une marque érigée sur un danger isolé entouré d'eaux saines » « ou mouillée au droit d'un tel danger. » ; § 4.2 : « Voyant (b) : Deux sphères noires superposées. » ; § 4.2 : « Couleur : Noire avec une ou plusieurs larges bandes horizontales rouges. »
Question 2. Vous êtes le bateau à moteur A. Le bateau à moteur B arrive sur votre tribord avec un risque d'abordage. Que faites-vous ?
- Je maintiens mon cap et ma vitesse
- Je viens sur bâbord et j'accélère pour passer devant lui
- Je m'écarte de sa route, en évitant si possible de passer devant lui
- J'attends que B s'écarte, puis je reprends ma route
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Réponse : C : Je m'écarte de sa route, en évitant si possible de passer devant lui
Quand deux navires à moteur se croisent, celui qui voit l'autre sur son tribord doit s'écarter et éviter de couper sa route par l'avant. A voit B sur tribord : A n'est pas privilégié.
Source : RIPAM (Règlement international de 1972 pour prévenir les abordages en mer, publié par le décret n° 77-733 du 6 juillet 1977 — https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000000516059), règles 15 et 16. Texte : Shom, « Règlement international pour prévenir les abordages en mer », édition 2016 — https://diffusion.shom.fr/shom_downloadable/download/freelink/product_id/192
Question 3. En phonie, quelle voie VHF sert aux appels de détresse, d'urgence et aux appels ordinaires ?
- La voie 6
- La voie 16
- La voie 70
- La voie 72
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Réponse : B : La voie 16
La voie 16 est la fréquence internationale d'appel et de détresse. La voie 70 est réservée aux appels numériques (ASN), pas à la phonie ; les voies 6 et 72 servent aux échanges entre navires.
Source : ANFR, Manuel du CRR maritime, éd. juin 2025 (V16), chap. 2 (procédures en phonie) et chap. 3 (ASN, voie 70) : https://www.anfr.fr/fileadmin/manuel-crr-maritime-25.pdf ; mer.gouv.fr, fiche « La VHF », mars 2025 : https://www.mer.gouv.fr/sites/default/files/2020-11/La_VHF_dite_CRR_4p_DEF_Web.pdf