Examen blanc gratuit du permis fluvial
Le permis fluvial, ou option « eaux intérieures » du permis bateau, permet de conduire un bateau de plaisance à moteur sur les fleuves, rivières, canaux et lacs. Son épreuve théorique a ses propres règles, très différentes de celles de la mer. Notre examen blanc est gratuit et sans inscription : ni compte, ni adresse e-mail. Cette page explique comment se déroule l'épreuve, ce que contient notre examen blanc, et ce que couvre le programme.
L'épreuve en bref
L'option eaux intérieures est fixée par l'arrêté du 28 septembre 2007. Son obtention suppose deux choses : le passage d'une épreuve théorique sous forme de questionnaire à choix multiple, et la validation par un établissement de formation agréé de la formation pratique suivie par le candidat.
Le format de l'épreuve est celui du côtier : « L'épreuve théorique comporte quarante questions ; cinq erreurs sont admises. » Il faut donc au moins 35 bonnes réponses. Une fois réussie, l'épreuve reste acquise : le candidat en conserve le bénéfice pendant dix-huit mois.
Pour une première option, la formation théorique en salle dure au moins cinq heures. Les titulaires de l'option côtière n'y sont pas soumis.
L'option couvre les bateaux de plaisance de moins de 20 mètres. À partir de 20 mètres, il faut l'extension « grande plaisance eaux intérieures ».
Ce que contient notre examen blanc gratuit
- 40 questions, 5 fautes autorisées, comme à l'examen ;
- un chronomètre de 30 minutes : c'est une durée choisie par l'appli, car l'arrêté ne fixe pas de durée ;
- la correction à la fin seulement, avec, pour chaque question, une explication et sa source officielle ;
- des questions rédigées à partir du code des transports, qui contient le règlement général de police de la navigation intérieure, et de l'arrêté du 10 février 2016 sur le matériel de sécurité en eaux intérieures.
Une précision honnête : l'appli compte 40 questions pour le fluvial. L'examen blanc gratuit repose donc toujours sur ces mêmes 40 questions. Il sert à faire le point une première fois ; le repasser mesure surtout vos progrès sur les mêmes questions.
Le vocabulaire à maîtriser
Beaucoup de questions emploient les mots du règlement. Trois sont à connaître avant de commencer :
- « menue embarcation » : pour le code des transports, c'est un bateau dont la longueur de coque est inférieure à 20 mètres, sauf quelques catégories que l'article exclut ;
- « montant » et « avalant » : le montant navigue vers l'amont, l'avalant en sens inverse. Sur les eaux intérieures, l'amont est le sens qui va vers la source des fleuves ; sur les canaux, c'est le sens dirigé vers le bief de partage ;
- « rencontre », « dépassement » et « croisement » : le règlement les définit précisément. Il y a dépassement quand un bateau en rattrape un autre en venant de plus de 22,5 degrés sur l'arrière de son travers, et le dépasse.
Ce que couvre le programme
L'article 2.2 de l'arrêté du 28 septembre 2007 fixe le programme. Il comprend notamment :
- les caractéristiques des voies et plans d'eau, et les termes les plus courants utilisés par les plaisanciers ;
- le fonctionnement des écluses gardées, automatiques ou manuelles, et celui des barrages ;
- le devoir de vigilance, les règles de route et de stationnement ;
- la signalisation visuelle et sonore, et le balisage des voies navigables ;
- la signalisation des bateaux ;
- les dispositions particulières aux menues embarcations ;
- l'équipement de sécurité et les bonnes réactions du chef de bord en cas de danger ;
- la protection de l'environnement ;
- le service radiotéléphonique fluvial (VHF, code ATIS).
Quelques points ne sont pas traités par l'appli : le nombre de personnes ou la charge embarquées, le dessin de la plupart des panneaux (leur sens est expliqué, mais seuls quelques-uns sont illustrés), le tableau général des signaux sonores et les règlements particuliers propres à chaque voie d'eau. Complétez-les avec votre bateau-école et les avis à la batellerie.
Conseils
- Passez l'examen d'une traite, comme le jour J.
- Lisez la correction de chaque erreur : la source citée vous montre la règle exacte.
- N'appliquez pas d'office les règles de la mer : en rivière, ce sont celles du code des transports qui s'appliquent, sauf sur les lacs et grands plans d'eau où le règlement renvoie, en principe, au règlement international de la mer.
Pour approfondir, lisez nos pages sur les écluses, les panneaux et le candidat libre.
Sources
- Arrêté du 28 septembre 2007, art. 2.1, 2.2 et 2.3, version en vigueur au 29 octobre 2026 : https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000428843/2026-10-29/
- Décret n° 2007-1167 du 2 août 2007, art. 2, version en vigueur au 29 octobre 2026 : https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000648362/2026-10-29/
- Code des transports, art. R. 4000-1 (définition de la menue embarcation) : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGIARTI000050986346
- Code des transports, art. A. 4241-53-1 (amont, rencontre, dépassement, croisement) : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGIARTI000027909211
Testez-vous : 3 questions de l'appli
Question 1. De nuit, votre bateau de plaisance à moteur de 12 m (menue embarcation) fait route seul. Quel ensemble de feux est conforme au règlement ?
- Un feu de mât clair, des feux de côté et un feu de poupe
- Des feux de côté et un feu de poupe, sans feu de mât
- Deux feux de mât superposés et un feu de poupe jaune
- Un feu rouge au-dessus d'un feu vert, de tous les côtés
Voir la réponse
Réponse : A : Un feu de mât clair, des feux de côté et un feu de poupe
Une menue embarcation motorisée isolée porte de nuit un feu de mât clair, placé à 1 m au moins plus haut que les feux de côté, des feux de côté et un feu de poupe. Les feux de côté et de poupe sans feu de mât sont ceux d'un bateau à voile.
Source : Code des transports, art. A. 4241-48-13, 1 (règlement général de police de la navigation intérieure) — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGIARTI000027908954 ; citation : « 1. Les menues embarcations motorisées isolées faisant route doivent porter de nuit : » « a) Un feu de mât qui doit être placé dans l'axe de l'embarcation et à 1 m au moins plus haut que les feux de côté » « et doit être clair au lieu de puissant ; » « b) Des feux de côté » ; « c) Un feu de poupe »
Question 2. Deux bateaux de plaisance à moteur de 9 et 12 mètres (deux menues embarcations) font route l'un vers l'autre, comme sur le schéma, avec un danger d'abordage. Que doit faire chacun d'eux ?
- Le plus petit s'écarte, le plus grand garde sa route
- Le montant s'arrête, l'avalant poursuit sa route
- Venir sur bâbord pour passer à tribord de l'autre
- Venir sur tribord pour passer à bâbord de l'autre
Voir la réponse
Réponse : D : Venir sur tribord pour passer à bâbord de l'autre
L'art. A. 4241-53-6, 8, règle la rencontre de deux menues embarcations : chacune vient sur tribord pour passer à bâbord de l'autre. Les règles sur le montant et l'avalant (chiffres 2 à 6) ne s'appliquent pas entre menues embarcations.
Source : Code des transports, art. A. 4241-53-6, 8 (règlement général de police de la navigation intérieure) — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGIARTI000027909223 ; citation : « 8. En cas de rencontre de deux menues embarcations pouvant entraîner un danger d'abordage, chacune doit venir sur tribord pour passer à bâbord de l'autre. »
Question 3. Votre bateau de plaisance à moteur navigue en eaux intérieures sans s'éloigner à plus de 3 700 m de la rive. Quel niveau de performance minimal doivent avoir ses équipements individuels de flottabilité ?
- 50 N
- 100 N
- 150 N
- 275 N
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Réponse : A : 50 N
L'annexe II exige un niveau de performance d'au moins 50 N pour les bateaux qui ne s'éloignent pas à plus de 3 700 m de la rive, et d'au moins 100 N au-delà. Les équipements doivent aussi être adaptés à la morphologie des personnes embarquées.
Source : Arrêté du 10 février 2016 relatif au matériel d'armement et de sécurité des bateaux de plaisance naviguant ou stationnant sur les eaux intérieures, version en vigueur au 29/10/2026, annexe II — https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000032036538/2026-10-29/ : « I. - Les équipements individuels de flottabilité à bord des bateaux de plaisance sont adaptés à la morphologie des personnes embarquées et répondent aux caractéristiques suivantes : niveau de performance 50 N au moins pour les bateaux et embarcations ne s'éloignant pas à plus de 3 700 mètres de la rive ; niveau de performance 100 N au moins pour les bateaux s'éloignant à plus de 3 700 mètres de la rive. »